Migration VMware vers le cloud : quelles options après le rachat par Broadcom
Depuis le rachat de VMware par Broadcom, les licences perpétuelles ont disparu, le catalogue s’est resserré et les conditions changent jusque chez les fournisseurs cloud. Rester, changer d’hyperviseur, garder VMware dans le cloud ou migrer vers des VM natives : voici comment comparer les options sans décider dans l’urgence.
- Broadcom a mis fin à la vente des licences perpétuelles VMware en décembre 2023 : l’offre repose désormais sur des abonnements, autour de VMware Cloud Foundation (VCF) et VMware vSphere Foundation (VVF).
- Chez les hyperscalers, VMware est passé à un modèle « bring your own » : depuis le 1er novembre 2025, les nouveaux déploiements Azure VMware Solution et Google Cloud VMware Engine exigent un abonnement VCF acheté auprès de Broadcom.
- Quatre familles d’options existent : rester et renégocier, changer d’hyperviseur, héberger VMware dans le cloud, ou migrer vers des VM natives (EC2, Azure VM).
- Le bon choix se fait par application, avec la grille des 7R : la plateforme VMware est souvent un déclencheur, rarement la seule question.
- Le coût réel d’une sortie de VMware tient au double run, aux licences Windows Server et SQL Server, au réseau et à l’effort de test : il se calcule sur votre inventaire.
Pendant quinze ans, VMware a été le choix par défaut pour virtualiser un datacenter. Peu de DSI se posaient la question de l’hyperviseur : vSphere fonctionnait, les équipes le connaissaient, les licences étaient achetées une fois pour toutes. Le rachat de VMware par Broadcom, finalisé en novembre 2023, a changé cette équation. Licences, catalogue, partenaires, offres cloud : presque tout a bougé en moins de trois ans.
Résultat, la question revient dans la plupart des comités d’architecture que nous accompagnons : faut-il rester sur VMware, changer d’hyperviseur, ou profiter de l’échéance pour migrer vers le cloud ? Cet article fait le point sur ce qui a réellement changé, compare les options disponibles à fin octobre 2026 et propose une méthode pour décider. Pour le cadre général d’une migration, voir notre accompagnement à la migration vers AWS et Azure.
Ce qui a changé depuis le rachat de VMware par Broadcom
Fin des licences perpétuelles et passage à l’abonnement
Le 11 décembre 2023, quelques semaines après la finalisation du rachat, VMware by Broadcom a annoncé la fin de la vente des licences perpétuelles. Les offres ne sont plus vendues qu’en abonnement (ou en licence à durée déterminée), et les renouvellements de support (SnS) des licences perpétuelles ont été arrêtés. Les clients qui possèdent des licences perpétuelles peuvent continuer à utiliser leurs versions, mais sans support ni mises à jour une fois leur contrat de support échu. Broadcom a proposé un programme d’échange vers l’abonnement.
Concrètement, une entreprise qui avait acheté ses licences vSphere il y a cinq ans et payait uniquement le support passe à une dépense récurrente, renégociée à chaque échéance.
Un catalogue resserré autour de VCF et VVF
Le même mouvement a regroupé le catalogue autour de deux offres principales :
- VMware Cloud Foundation (VCF), la pile complète de cloud privé (calcul, stockage, réseau, gestion), positionnée pour les grandes entreprises ;
- VMware vSphere Foundation (VVF), une offre plus légère destinée aux entreprises de taille moyenne.
Des modules complémentaires s’ajoutent à ces offres. Pour beaucoup de clients, l’effet est double : des produits autrefois achetés séparément sont désormais inclus dans un ensemble, et l’on paie parfois pour des composants que l’on n’utilise pas.
Programmes partenaires : un réseau resserré
Broadcom a aussi profondément réorganisé son réseau de partenaires. En juillet 2025, les fournisseurs de cloud VMware (programme VCSP) non retenus dans le nouveau programme, accessible sur invitation uniquement, ont reçu un avis de non-renouvellement, avec une transition jusqu’au 31 octobre 2025. Le modèle « white label », qui permettait à de petits hébergeurs de revendre VMware via un partenaire principal, a été arrêté à la même date. En Europe, Broadcom a notifié la fin de ces modèles pour l’Espace économique européen le 31 octobre 2025, puis le non-renouvellement de nombreux contrats en janvier 2026.
Pour un client final, cela signifie que l’hébergeur ou l’infogérant qui exploitait votre plateforme VMware n’est peut-être plus autorisé à vous la revendre. C’est un point à vérifier avant toute renégociation.
Chez les hyperscalers : le modèle « bring your own »
Le changement le plus récent concerne les offres VMware hébergées dans le cloud public. Broadcom est passé à un modèle exclusivement « bring your own » pour VCF chez les hyperscalers à partir du 1er novembre 2025 :
- Azure VMware Solution : depuis le 1er novembre 2025, Microsoft n’inclut plus de licence VCF avec les nouveaux nœuds. Les déploiements en paiement à l’usage qui bénéficiaient encore d’une licence incluse doivent basculer en VCF portable au plus tard le 31 octobre 2026, et les instances réservées avec licence incluse doivent être échangées au plus tard le 30 août 2027.
- Google Cloud VMware Engine : Google ne vend plus de nœuds avec licence VCF incluse depuis le 15 octobre 2025 ; les nouveaux engagements passent par un abonnement VCF acheté directement auprès de Broadcom.
Autrement dit, garder VMware dans le cloud ne vous dispense plus de négocier avec Broadcom : vous aurez deux contrats, un avec le fournisseur cloud pour l’infrastructure, un avec Broadcom pour la licence.
Et les prix ?
C’est la question que tout le monde pose, et la réponse honnête est : cela dépend de votre contrat. Broadcom ne publie pas de grille tarifaire publique, et l’impact varie selon le nombre de cœurs physiques, les produits utilisés et les conditions précédentes. Des témoignages de hausses importantes circulent dans la presse spécialisée, mais aucun chiffre moyen n’est fiable. Le seul chiffre qui compte est celui de votre devis de renouvellement, comparé au coût complet des alternatives.
Les options possibles
Option 1 : rester sur VMware et renégocier
Rester est une option légitime, surtout si votre parc est très intégré à l’écosystème VMware (NSX, vSAN, outils d’exploitation), si vos équipes y sont expertes ou si l’échéance est trop proche pour migrer sereinement. Dans ce cas, quelques réflexes :
- partir d’un inventaire précis du nombre de cœurs physiques réellement nécessaires, car l’abonnement se calcule au cœur ;
- consolider les hôtes sous-utilisés avant la renégociation ;
- vérifier que votre partenaire est toujours autorisé à vendre VMware ;
- négocier une durée qui laisse le temps de préparer une sortie si vous l’envisagez.
Rester n’empêche pas de préparer la suite. Beaucoup d’entreprises renouvellent pour une durée limitée et utilisent ce délai pour migrer une partie de leurs applications.
Option 2 : changer d’hyperviseur sur site
Si vous souhaitez garder vos serveurs mais quitter VMware, plusieurs hyperviseurs sont des alternatives sérieuses :
- Proxmox VE : plateforme open source basée sur KVM, avec un support commercial optionnel. Elle intègre un assistant d’import qui se connecte directement à un hôte ESXi (testé de la version 6.5 à 8.0) pour récupérer les VM. La documentation précise ses limites : pas d’import direct depuis vSAN ni de disques chiffrés par politique de stockage, et des performances nettement moins bonnes via vCenter que via l’hôte ESXi.
- Microsoft Hyper-V : naturel dans un environnement très Microsoft. Windows Admin Center propose une extension VM Conversion, encore en préversion, qui réplique des VM depuis vCenter vers Hyper-V avec un temps d’arrêt réduit.
- Nutanix AHV : l’hyperviseur de la plateforme hyperconvergée Nutanix, avec l’outil Nutanix Move pour migrer des VM depuis ESXi, y compris vers les déploiements Nutanix dans le cloud public.
- Red Hat OpenShift Virtualization : fait tourner des VM aux côtés de conteneurs sur OpenShift (Kubernetes). Le Migration Toolkit for Virtualization prend en charge vSphere comme source, en migration à froid ou à chaud. C’est une option pertinente si vous avez déjà une stratégie Kubernetes ; voir notre page Kubernetes.
Changer d’hyperviseur n’est pas qu’une affaire d’outil de conversion. Il faut revoir la sauvegarde, la supervision, les procédures d’exploitation, la haute disponibilité et former les équipes. Et le matériel continue de vieillir : cette option repousse la question de l’hébergement sans la régler.
Option 3 : garder VMware, mais dans le cloud
C’est la stratégie Relocate des 7R : déplacer les VM vers la version cloud de la même plateforme, sans les convertir, souvent avec VMware HCX. Elle permet de libérer un datacenter rapidement sans toucher aux applications.
- Azure VMware Solution (AVS) : clouds privés vSphere sur des serveurs bare metal dédiés dans Azure, à partir de trois hôtes par cluster. Microsoft gère l’infrastructure et le cycle de vie de la pile VMware (ESXi, vCenter, NSX, vSAN). Depuis le 1er novembre 2025, la licence VCF est à acheter auprès de Broadcom.
- Google Cloud VMware Engine (GCVE) : service équivalent chez Google, lui aussi passé en licence VCF apportée par le client.
- VMware Cloud on AWS : le service n’est plus revendu par AWS ni par ses partenaires depuis le 30 avril 2024. AWS indique qu’il reste disponible auprès de Broadcom ; les renouvellements se font donc directement avec Broadcom ou un revendeur Broadcom.
- Amazon Elastic VMware Service (Amazon EVS) : disponible depuis le 5 août 2025, il exécute VCF directement dans votre VPC, sur des instances bare metal EC2. Vous devez apporter votre licence VCF, et la pile est autogérée : vous (ou un partenaire) installez, mettez à jour et corrigez VCF, AWS gérant les hôtes, le réseau et les firmwares. À fin octobre 2026, la FAQ AWS liste notamment la région Europe (Paris) parmi les régions disponibles, et le support de VCF 9.0 et 9.1 a été annoncé en juillet 2026.
L’intérêt est la vitesse et la continuité d’exploitation. La limite est évidente : vous restez dépendant de VMware et de sa politique de licence, avec en plus un engagement sur du matériel dédié. C’est souvent une étape, pas une destination.
Option 4 : migrer vers des VM natives sur AWS ou Azure
C’est la stratégie Rehost (et parfois Replatform) : convertir les VM VMware en instances EC2 ou en machines virtuelles Azure. Vous sortez complètement de l’écosystème VMware et payez l’infrastructure à l’usage.
- Côté AWS, le service de migration de serveurs s’appelle désormais AWS Transform MGN (anciennement AWS Application Migration Service). Il réplique en continu les disques au niveau bloc et convertit les serveurs pour les lancer sur AWS, avec des fenêtres de bascule courtes. Attention aux guides anciens : la réplication sans agent depuis vCenter n’est plus disponible pour les nouveaux déploiements, AWS recommande l’agent sur chaque serveur. En amont, AWS Transform for VMware, disponible depuis mai 2025, automatise la découverte, la cartographie des dépendances, la planification des vagues et la traduction de la configuration réseau VMware vers des VPC.
- Côté Azure, Azure Migrate déploie une appliance dans votre environnement VMware pour découvrir les VM, les évaluer et les répliquer sans agent vers des VM Azure. Une migration de test sur un réseau isolé est possible avant la bascule finale, et l’assistant permet d’appliquer Azure Hybrid Benefit à vos licences Windows Server et SQL Server éligibles.
Cette option demande plus de préparation que le Relocate : redimensionnement des VM, adressage IP, intégration au socle cloud. Mais c’est celle qui ouvre le plus de possibilités ensuite (services managés, élasticité, FinOps). Voir nos pages conseil AWS et conseil Azure.
Comparatif des options
| Option | Délai typique | Dépendance VMware | Changements pour l’exploitation | Point de vigilance |
|---|---|---|---|---|
| Rester et renégocier | Court | Totale | Aucun | Coût récurrent, partenaire autorisé |
| Changer d’hyperviseur | Moyen | Aucune | Importants (outils, compétences) | Matériel toujours à renouveler |
| VMware dans le cloud (AVS, GCVE, EVS) | Court | Totale | Faibles | Deux contrats, hôtes dédiés |
| VM natives (EC2, Azure VM) | Moyen | Aucune | Importants (socle cloud) | Licences Microsoft, réseau, redimensionnement |
Relier son choix aux 7R
Le piège serait de choisir une option pour tout le parc. Une plateforme VMware héberge des applications très différentes : un ERP critique, des serveurs de fichiers, des applications métier développées en interne, des serveurs oubliés que plus personne n’utilise. Chacune mérite sa propre décision.
C’est exactement l’objet de la méthode des 7R, que nous détaillons dans notre article Stratégie de migration vers le cloud : la méthode des 7R. Appliquée à un parc VMware, elle donne souvent ce type de répartition :
- Retire : les VM éteintes ou inutilisées depuis des mois. Les supprimer réduit immédiatement le nombre de cœurs à licencier.
- Retain : les applications liées à du matériel spécifique ou en fin de vie programmée, qui restent sur site le temps nécessaire.
- Relocate : les applications critiques et peu documentées, qu’on déplace telles quelles vers AVS ou EVS pour tenir une échéance.
- Rehost : la majorité des serveurs Windows et Linux standards, convertis en VM natives.
- Replatform : les bases de données qui gagnent à passer sur un service managé (Amazon RDS, Azure SQL).
- Repurchase : les outils remplaçables par un SaaS (messagerie, CRM, outils collaboratifs).
Une stratégie fréquente combine deux temps : Relocate pour sortir rapidement du datacenter ou de l’échéance VMware, puis Rehost ou Replatform progressif depuis la plateforme VMware hébergée vers des services natifs. À condition de prévoir dès le départ la durée de l’étape intermédiaire, sinon elle devient permanente.
Méthode : préparer une migration VMware
Inventaire : RVTools, Azure Migrate, AWS Transform
Tout commence par un inventaire fiable : VM, hôtes, clusters, cœurs physiques, datastores, snapshots, réseaux, systèmes d’exploitation, utilisation réelle du CPU et de la mémoire.
RVTools est l’outil le plus utilisé pour extraire cet inventaire de vCenter sous forme de fichier Excel. Azure Migrate sait importer un export RVTools (fonction en préversion, jusqu’à 20 000 serveurs par fichier) sans déployer d’appliance, et AWS Transform for VMware peut aussi s’appuyer sur RVTools. Un point de sécurité : Microsoft signale que l’installeur de RVTools a fait l’objet d’une attaque de la chaîne d’approvisionnement le 12 mai 2025. Téléchargez-le uniquement depuis le site officiel et vérifiez l’empreinte du fichier.
Pour des données de performance plus fines, l’appliance Azure Migrate collecte l’utilisation dans la durée et produit des recommandations de dimensionnement. Ces mesures sont précieuses : une VM dimensionnée « au cas où » sur site coûtera cher si on la reproduit à l’identique dans le cloud.
Dépendances et vagues de migration
Un inventaire de VM ne dit pas quelles applications dialoguent entre elles. Il faut cartographier les flux (outils de découverte des dépendances, analyse des pare-feu, entretiens avec les équipes applicatives) pour constituer des groupes qui migrent ensemble. Ensuite, on organise les vagues : une première vague pilote, peu critique mais représentative, pour roder les outils et les procédures, puis des vagues de taille croissante.
Licences Windows Server et SQL Server
C’est le poste le plus souvent sous-estimé dans une sortie de VMware. Les règles diffèrent selon la cible :
- Sur Azure, Azure Hybrid Benefit permet d’utiliser vos licences Windows Server et SQL Server couvertes par une Software Assurance active ou un abonnement éligible. Microsoft accorde 180 jours pendant lesquels les licences peuvent être utilisées à la fois sur site et dans Azure, le temps de la migration.
- Sur AWS, les instances avec licence incluse sont l’option la plus simple. Le BYOL Windows Server n’est possible que sur des Dedicated Hosts, pour des licences achetées avant le 1er octobre 2019. Les licences SQL Server avec Software Assurance active sont éligibles à License Mobility.
- Sur AVS ou EVS, vous restez sur des hôtes dédiés : les règles de licence Microsoft s’appliquent différemment, à vérifier avec votre revendeur.
Faites valider ces points par votre interlocuteur licences avant de comparer les scénarios : ils peuvent inverser un arbitrage.
Réseau et adressage
Faut-il conserver les adresses IP ? Étendre temporairement les réseaux entre le site et le cloud (HCX le permet pour les options VMware hébergées) ? Quelle connectivité dédiée (Direct Connect, ExpressRoute) ou VPN ? Comment migrer les règles NSX vers des groupes de sécurité ? Ces questions conditionnent le calendrier et doivent être tranchées dans la conception du socle cloud, avant la première vague. Nos recommandations sur le sujet figurent dans notre approche de sécurité et gouvernance du cloud.
Sauvegardes, PRA et plan de retour
Avant chaque bascule, vérifiez trois choses :
- La sauvegarde de la cible est en place et testée (restauration réelle, pas seulement un job vert). Votre solution actuelle n’est pas forcément compatible avec le nouvel hyperviseur ou le cloud.
- Le plan de reprise est redéfini : réplication inter-régions, sites de secours, objectifs de reprise (RTO, RPO).
- Le plan de retour est écrit : jusqu’à quand la VM source reste disponible, qui décide du retour arrière, en combien de temps. Ne supprimez les VM sources qu’après une période de stabilisation validée par les métiers.
Coûts : ce qu’il faut chiffrer
Comparer « le devis Broadcom » à « la facture cloud » ne suffit pas. Un comparatif sérieux intègre :
- Le double run : pendant toute la migration, vous payez VMware et la cible. Sa durée dépend directement du rythme des vagues, d’où l’intérêt de les planifier en fonction de la date de fin de votre contrat VMware.
- Les licences : abonnement VCF éventuel (y compris dans le cloud), licences Microsoft, outils de sauvegarde et de supervision.
- L’infrastructure cible : hôtes dédiés pour AVS, GCVE ou EVS, instances et stockage pour les VM natives, connectivité réseau.
- Le travail de migration : préparation, tests, bascules, corrections, accompagnement.
- La montée en compétence des équipes d’exploitation sur la nouvelle plateforme.
- Les gains attendus : matériel non renouvelé, datacenter libéré, VM supprimées ou redimensionnées.
Pour les VM natives, la facture se pilote ensuite avec les pratiques FinOps décrites dans notre article FinOps : définition et leviers sur AWS. Les fournisseurs cloud proposent aussi des programmes de financement de la migration, dont les conditions évoluent : vérifiez-les au moment de votre projet.
Checklist avant de décider
- Date de fin de votre contrat VMware et statut de votre partenaire
- Inventaire complet : VM, cœurs physiques, utilisation réelle, VM inutilisées
- Cartographie des dépendances applicatives
- Décision 7R par application, pas pour tout le parc
- Analyse des licences Windows Server et SQL Server pour chaque cible
- Architecture réseau cible et socle cloud décrits en code
- Stratégie de sauvegarde, de PRA et plan de retour pour chaque vague
- Comparatif de coûts sur trois à cinq ans, double run compris
Prochaine étape
Si votre renouvellement VMware approche, ou si vous voulez simplement savoir quelles options tiennent la route pour votre parc, nous pouvons réaliser l’inventaire, comparer les scénarios et construire un plan de migration réaliste. Nous travaillons depuis Villeneuve-d’Ascq, avec des ateliers sur site dans la métropole lilloise ou à distance. Découvrez notre accompagnement à la migration vers AWS et Azure.
Questions fréquentes
Pourquoi les entreprises quittent-elles VMware ?
Depuis le rachat par Broadcom, VMware n’est plus vendu qu’en abonnement, le catalogue a été regroupé en offres groupées (bundles) et de nombreux partenaires ont perdu leur accès aux programmes VMware. Beaucoup d’entreprises voient leurs conditions de renouvellement changer et en profitent pour réexaminer leur plateforme de virtualisation.
Le prix de VMware a-t-il augmenté avec Broadcom ?
Broadcom ne publie pas de grille tarifaire publique et l’impact varie fortement selon le nombre de cœurs, les produits réellement utilisés et l’ancien contrat. Plusieurs clients ont fait état publiquement de hausses importantes, mais il n’existe pas de chiffre moyen fiable. La seule mesure qui compte est le devis de renouvellement de votre propre parc.
Quelle alternative à VMware choisir ?
Sur site, les alternatives les plus courantes sont Proxmox VE, Microsoft Hyper-V, Nutanix AHV et Red Hat OpenShift Virtualization. Dans le cloud, on peut garder VMware (Azure VMware Solution, Google Cloud VMware Engine, Amazon EVS) ou migrer vers des machines virtuelles natives sur AWS ou Azure. Le choix dépend de vos compétences, de vos applications et de votre horizon de temps.
Comment migrer de VMware vers Azure ?
Deux voies principales : Azure VMware Solution, qui conserve vSphere et permet de déplacer les VM sans les convertir, ou Azure Migrate, qui découvre les VM VMware, évalue leur dimensionnement et les réplique sans agent vers des machines virtuelles Azure natives, avec une migration de test avant la bascule.
Peut-on encore utiliser VMware Cloud on AWS ?
Depuis le 30 avril 2024, AWS et ses partenaires ne revendent plus VMware Cloud on AWS. AWS indique que le service reste disponible auprès de Broadcom. En parallèle, AWS propose depuis août 2025 Amazon Elastic VMware Service (Amazon EVS), qui exécute VCF dans votre propre VPC avec une licence VCF que vous apportez.
Combien de temps dure une migration VMware ?
Cela dépend du nombre de VM, de leurs dépendances et de la stratégie choisie. Un rehost vers des VM natives ou un passage sur VMware hébergé se compte en semaines pour un petit parc bien documenté, en mois pour plusieurs centaines de VM. Le calendrier se construit à partir de l’inventaire et de la date de fin de votre contrat VMware.
Sources
- Broadcom : Broadcom Completes Acquisition of VMware (communiqué, novembre 2023)
- The Register : VMware by Broadcom ends perpetual licences (12 décembre 2023)
- The Register : VMware reboots its partner program again (16 juillet 2025)
- The Register : Broadcom and VMware cloud partners in Europe (31 janvier 2026)
- Microsoft Learn : Portable VCF licensing reference for Azure VMware Solution
- Microsoft Learn : Introduction to Azure VMware Solution
- Google Cloud Blog : Broadcom’s VMware license changes as they relate to Google Cloud VMware Engine (9 octobre 2025)
- AWS : VMware Cloud on AWS FAQ (fin de la revente par AWS au 30 avril 2024)
- AWS : General availability of Amazon Elastic VMware Service (5 août 2025)
- AWS : Amazon EVS FAQ
- AWS : AWS Transform for VMware is now generally available (15 mai 2025)
- AWS : AWS Transform MGN, agentless replication for vCenter
- AWS : Microsoft licensing on AWS (FAQ Windows)
- Microsoft Learn : Migrate VMware VMs agentless with Azure Migrate
- Microsoft Learn : Import VMware servers using RVTools XLSX (preview)
- Microsoft Azure : Azure Hybrid Benefit
- Microsoft Learn : VM Conversion extension for Windows Admin Center
- Proxmox VE Wiki : Migrate to Proxmox VE
- Nutanix : Supercharge your VM migrations to Nutanix AHV with Nutanix Move
- Red Hat : Installing and using the Migration Toolkit for Virtualization